De Dominique A à Puce Mary, cinq sons de sortie ce vendredi

Publié 05/10/2018 en Musique

De Dominique A à Puce Mary, cinq sons de sortie ce vendredi

Dans les bacs

Dominique A, Echo & The Bunnymen, Marie Davidson, Puce Mary, Elsa Dreisig : ça sort aujourd’hui et c’est à écouter avec ou sans modération.

Celui à écouter avant de sortir le chien

Dominique A, la Fragilité (Wagram)

Le deuxième album de 2018 de Dominique Ané – sans compter Ma vie en morceaux, la collection de récits autobiographiques qu’il vient de publier chez Flammarion – aurait pu s’appeler «la Douceur», ou «l’Humanité». Autant dire qu’on y reconnaît le Français de la tête aux pieds et que ce treizième disque solo est celui qui contient le moins de surprise et de pas de côté. Est-ce un souci pour quiconque ? O.L.

Celui à écouter en se couvrant le visage de crème anti-rides

Echo & The Bunnymen, The Stars, The Oceans & The Moon (BMG)

Qui a besoin d’une anthologie des plus célèbres chansons d’Echo & The Bunnymen réenregistrées en 2018 avec «des cordes et des attaches» ? Ian McCulloch et ses gars, déjà, qui lancent une grande tournée le 12 octobre et qui ont un sacré paquet de salles à remplir. Votre coeur, ensuite, qui sera sans doute surpris de battre si fort à l’écoute de cette version pimpée et poignante de The Killing Moon. O.L.

Celui à écouter en feuilletant du Zizek

Marie Davidson, Working Class Woman (Ninja Tune) 

Marie Davidson est canadienne, super douée, et moitié du duo synth pop glacé Essaie Pas. Comme beaucoup de musiciennes affiliées à la musique de danse de facture électronique, elle vit à Berlin parce que c’est plus simple pour sa carrière, et parce que c’est comme ça qu’on fait. Son quatrième album solo est très bavard, remarquablement inventif, et ressemble un peu à une psychanalyse de la club culture contemporaine, avec ses génies, ses errances et son bullshit. C’est un disque brillant et long en bouche, sur lequel Libé reviendra en détails très prochainement. O.L.

Celui à écouter en se fouettant la peau avec un rameau

Puce Mary, The Drought (Pan)

Puce Mary est le nom de plume – de scalpel – de Frederikke Hoffmeier, musicienne danoise qui terrifie et captive le public noise européen depuis le début des années 2010 avec des performances que l’on dit parmi les plus intenses de la jeune génération. Son nouvel album, le premier à paraître sur le très branché label gréco-anglais Pan, est un peu plus apaisé que ses précédents, mais tout aussi glaçant. Un jubilatoire cauchemar d’orgues fracassées, de hurlements retenus et d’images empruntées à Genet, Baudelaire ou Antonioni, à mettre entre toutes les oreilles, surtout les non-averties, parce que la vie est trop courte pour la passer tout entière derrière des barrières de sécurité. O.L.

Celui à écouter en vidant une boîte de Mon Chéri

Elsa Dreisig, Miroir(s) (Erato Warner)

La soprano franco-danoise Elsa Dreisig, révélation aux Victoires de la musique classique 2016, lauréate du concours Operalia la même année, qui investit régulièrement les scènes lyriques nationales (Gianni Schicchi à Paris, Carmen à Aix…), confirme son statut de jeune (27 ans) gloire de l’opéra avec ce premier album, Miroir(s). Enrobé par l’Orchestre national de Montpellier Occitanie, l’album se propose de mettre en regard la façon dont différents compositeurs ont traité certaines héroïnes. Manon, Juliette, Salomé ou ici Marguerite passent au timbre clair de l’ex de la Maîtrise de Lyon. Tous des tubes à chanter sous la douche ou à aller écouter en concert au Théâtre des Champs-Elysées le 13 octobre. G.Ti.

ParGuillaume Tion etOlivier Lamm

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